

En vrille
1—installation et performance / Nuit blanche de Paris / 07.06.25 / Villa Belleville
Suspendus à des cordes hirsutes, les branches comme des os et les contenants organiques, sont ornés d’odeurs et de goûts. Cette invitation à la cueillette, se fait dans un paysage bavard d’effluves de genévrier.
On lèche des gels dans nos mains puis l’on trempe des bouchées dans différents fluides, des poudres animales ou végétales. Déposée sur une feuille morte les différentes textures sont croquées puis ingérées.
En considérant nos surfaces comme des lieux d’échanges, nos intérieurs comme des lieux de pas- sage, les contenants deviennent pré-digestifs et leur contenus en dissolution. Ce ne sont pas seule- ment des temps, des mets et des paroles que nous partageons mais de l’invisible, des micro-organisme dont nous sommes les hôtes et qui circulent de nos bouches, de nos peaux, du dedans au dehors.
Les produits ont été cueilli dans le Finistère ou dans le bois de Vincennes, les plantes qui ont teints les tissus viennent de mon jardin et le grès prélevé dans l’Odet à Quimper avec mes élèves.
Matières / Bois de noisetier, grès de cueillette et grès réfractaire émaillés, réchaud, toile de coton et cordes de lin teinds à l’érable sycomore et à la racine de gaillet, gel de tilleul et racine de guimauve, beignet de plantain et shiitake cultivés par Les champignons bio et cie à Crozon, feuilles de tilleul séchées au vinaigre de reine des près, suc de crème de noix à la fleur de sureau et au verjus de pomme, condiment végétal à la criste marine, condiment animal à l’huitre séchée, alcool et sirop de fleur d’ajonc
Images / Étienne Mauroy, Maxime Fragnon, Nathan Genestier



















2—exposition-évènement / 11.06 au 29.11.26 / Domaine départemental de l’Abbaye de Daoulas / cur. Édith Joseph
Cette installation pensée pour la nuit blanche de paris à la Villa Belleville est montrée à nouveau dans le cadre de l’exposition :
Ma sorcière mal nommée – Pouvoir et Magie au féminin
"Figure persécutée hier, symbole de pouvoir aujourd’hui, la sorcière n’a jamais été aussi contemporaine. Avec Ma sorcière mal nommée, le domaine départemental de l’Abbaye de Daoulas propose une exposition-événement ambitieuse qui explore l’une des figures féminines les plus puissantes et controversées de l’histoire, à la croisée des imaginaires, des croyances et des enjeux actuels.
Loin des clichés et des fantasmes, l’exposition confronte la richesse des représentations de la sorcière à la complexité de sa réalité historique, en proposant une approche à la fois sensible, scientifique et accessible à tous les publics.
Réunissant des œuvres rares — des collections ethnographiques aux beaux-arts, en passant par des pièces d’archives exceptionnellement présentées — issues de grandes institutions (musée du Louvre, musée du quai Branly – Jacques Chirac, Bibliothèque de l’Assemblée nationale et Archives nationales), elle s’impose comme l’un des événements majeurs de l’été 2026 en Finistère."









